Mon clown en vacances… quel programme ! Direction Esquelbecq, petit village au fin fond des Flandres, en route pour la ferme de Guernonval ! Le lieu est plaisant, l’accueil chaleureux, je découvre autant de visages connus que d’inconnus, juste équilibre.
Objectif : m’immerger dans mon clown, le nourrir, le faire grandir… quel programme  !

Au travers de nombreux échauffements et improvisations, j’ai pu plongé directement au cœur de mon clown et lui laisser la place qu’il mérite. D’ailleurs, je dis « il » mais il serait plus juste de parler de « elle », ma clown, ce petit être qui me touche, spontanée et libre. Carloté a grandi, s’est un peu plus ouverte et, sur son chemin, a trouvé un « a », Carloté est donc passé à Carlotta… Cela sonne maintenant plus juste, plus sexué aussi, plus féminin simplement.

Quel plaisir immense de pouvoir jouer ses émotions, ses sensations, laisser émerger sa colère, explorer sa peur… Et toujours s’émerveiller ! C’est incroyable ce que Carlotta peut être sensible à la beauté de chacun, aux potentialités immenses et insoupsonné que chacun possède en lui ; Carlotta s’émerveille de voir les clowns se découvrir, s’épanouir ou au contraire, s’emméler, se déméler, se démener, il y a quelque chose de si intense, si vrai, si profond, si touchant qui se joue à travers le clown.

Superbe expérience aussi que le lâcher de clowns ! Une première fois pour aller à la rencontre des animaux, Carlotta est plutôt du genre « j’y vais mais j’ai peur… j’y vais quand même »… pourtant, bien vite, les animaux l’intéressent peu, Carlotta a besoin d’interactions et d’échanges, les biquettes et les poules n’ont nul besoin de cette présence, au contraire, j’ai plutôt l’impression qu’on les fait fuir. Qu’à cela ne tienne, Carlotta, accompagnée bien entendue (ben oui, j’y vais mais j’ai peur… alors pas toute seule), part à la découverte de la ferme, ces champs et ces tracteurs… Sacrée aventure que nous avons vécu là !

La deuxième fois, les clowns se rendent au domicile des fermiers et de leurs enfants, je suis le groupe, une fois de plus pas très rassurée, plutôt intimidée. Et puis, je pense qu’on est nombreux, qu’il faut y aller doucement, j’ai peur de faire peur, entrer dans l’univers d’un enfant, ça doit se faire doucement, à son rythme, avec son autorisation, là, j’ai plus l’impression d’un déboulement de clowns, alors je garde quelques distances… D’ailleurs, les enfants sont eux aussi intimidés… je ne m’occupe pas trop de ce que font les autres clowns, j’échange quelques regards, quelques sourires, quelques signes avec 2 des enfants… C’est suffisant comme première approche, enfin pour moi… et peut-être aussi pour eux. Puis, par hasard, on rencontre un groupe d’humains, ceux qui nous remplaceront dans le gite une fois le stage fini, une fois de plus je suis intimidée, intimidée mais curieuse… Qu’ils me semblent étranges et drôles ces êtres debouts sur leurs 2 jambes, il faut dire que Carlotta s’était préparée à aller dire au revoir aux animaux et voilà qu’elle rencontre de drôle de spécimens…

Excellents moments donc, intenses, émouvants, forts… Belles rencontres touchantes, respectueuses, vraies
...
Autre expérience, Carlotta, super sensible, se montre aussi plus démunie face aux côtés plus sombres, plus ténébreux que peuvent parfois montrer les clowns. notamment, lors de la transformation des clowns en humanoïdes (exercice), lors de ma propre expérience de transformation… Difficile d’y mettre des mots, des explications, mais moment quelque peu retournant… La peur de la face cachée des hommes, de leur côté humanoïde, de leur monstruosité ?

Au final, mon objectif initial est largement atteint, je me suis plongée dans l’univers de Carlotta, j’ai l’impression de lui avoir laissé de la place pour qu’elle évolue, qu’elle se découvre encore davantage. Bien-sûr, c’est moi que je découvre encore davantage à travers elle. Je sens aujourd’hui que Carlotta est présente à mes côtés, que cette partie clown en moi m’accompagne, qu’elle peut me donner l’occasion de m’émerveiller de petites choses de la vie, de grandes aussi. Que sa sensibilité, que ma sensibilité n’est plus seulement une faiblesse… Comme un regard neuf que je m’autorise, une force vive et libre qui m’habiterait… Et des couleurs, pleins de couleurs… un monde coloré à découvrir… C’est prometteur… affaire à suivre...
En tout cas un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette riche aventure, qui ont pris part à l’évolution de Carlotta, qui l’ont aidé à s’enrichir. Merci à moi de m’avoir permis ça. Merci à Christine et Pierre, les accompagnateurs de Coach Clown ! Merci à tous les stagiaires, riches de leurs différences ! Merci aux propriétaires du gite pour leur accueil ! Merci à la vie d’offrir ces beaux moments !
Posted on jeudi 02 septembre 2010 à 10:09 in Après l'inceste, la reconstruction
    Comme c’est étrange de me rendre compte qu’il m’est plus difficile d’écrire quand je me sens bien. Alors que les mots glissent seuls sur le papier dans les moments douloureux, ils me semblent aujourd’hui plus délicats, plus précieux. Comme s’il fallait les soupeser, les regarder, les disséquer pour savoir lequel utilisé pour rendre au mieux ce que je ressens. Comme s’il me fallait, pour pouvoir écrire, aller à la découverte de mots nouveaux et étendre mon champ lexical.
    Comment pourrai-je bien utilisé le mot « bonheur » ou le mot « paix » alors qu’il y a quelques temps encore j’ignorais leur existence ? Bien-sûr, j’en avais entendu parler mais il m’étaient en réalité étrangers, je ne les avais pas vraiment expérimentés.. Peut-être un peu, en surface… mais je n’avais pas plongé dedans. Aujourd’hui, je découvre leur puissance, leur étendue, leurs couleurs, leurs multiples facettes… et je ne cesse de me laisser surprendre, éblouir, émerveiller, amuser… Pas sûre qu’on puisse vraiment en faire le tour et ça me semble bien ainsi, ils sont si puissants qu’ils m’impressionnent, me fascinent, me laissent bouche bée, les yeux brillants.
    Je crois qu’on ne peut bien écrire que sur ce que l’on connaît bien, que sur ce qu’on ressent bien… Et force est de constater que je suis novice en matière de bonheur et de paix… Mais quel plaisir de découvrir ces nouvelles sensations, l’impatience de les partager me pousse aujourd’hui à déposer quelques mots dessus, mais ils seront forcément maladroits, pas tout à fait justes, un peu gauches… comme les premiers pas d’un bébé, comme les premières envolées d’un oiseau, comme les premiers rayons de soleil qui tentent de percer après un dur hiver…
    Alors pour l’instant, j’en profite, je goûte du bout des lèvres le mot « bonheur » et le mot « paix », je joue avec, je tourne autour, je savoure, je déguste, tantôt testeur, tantôt observateur… Je ne m’en lasse pas…
    Puissent ces sensations, ces découvertes et cet émerveillement durer le plus longtemps possible… Puissent le bonheur et la paix se répandre en moi et autour de moi… Puissent ces mots prendre toute leur ampleur, toute leur résonnance…
Posted on jeudi 08 juillet 2010 à 15:27 in Après l'inceste, la reconstruction

http://sophia.perrin.free.fr/telechargement.htm

Travail de recherche (mémoire de master 1) fait en anthropologie à partir d'entretiens avec 5 personnes qui ont été victimes d'abus sexuels incestueux durant leur enfance.
Posted on mardi 25 mai 2010 à 11:20 in Livres sur l'inceste
Trotte, trotte,
Lève-toi, petit d’Homme,
C’est ainsi que tu grandis,
Découvre ta vie,
Et éveille tes désirs.

Joue, joue,
Amuse toi, petit d’Homme,
C’est la vie qui t’anime,
Te rends ivre d’envies,
Empli de joies, de plaisirs.

Marche, marche,
Avance, petit d’Homme,
C’est ton chemin,
Ta route et tes détours,
Peu importe tes doutes.

Cours, cours,
Va vite, petit d’Homme,
Ton temps est compté,
Cesse de le dépenser,
Revois tes priorités.

Lutte, lutte,
Bas toi, petit d’Homme,
Ne laisse personne piétiner tes rêves,
Centre toi sur tes valeurs,
Transforme les laideurs.

Ralentis, ralentis,
Pas si vite, petit d’Homme,
Profite du moment,
Capte le présent,
La vie est dans l’instant.

Vois, vois,
Regarde, petit d’Homme,
Ta vie est derrière toi,
Qu’as tu donc accomplis ?
Est-ce que tu souris ?

Va,va,
N’aie pas peur, petit d’Homme,
La vie, elle, se poursuit,
Tu as laissé tes traces,
Maintenant, laisse ta place…
Posted on mercredi 17 mars 2010 à 10:04 in Poème
Les passants sur son chemin
Lui adressent un sourire,
Il fait signe de la main,
La confiance il inspire.
Voyer cet ami content,
Par lui secouru,
Et ce service plaisant
Qu’il lui a rendu.
Mais au sein de sa maison
C’est un père violeur,
Il perd parfois la raison
Et sème le malheur.
Il viole sa progéniture
Au gré de ses envies,
C’est sa nourriture,
Un besoin, une manie.
A la barbe des promeneurs
Qui le trouve gentil
C’est un père violeur,
Je suis sa victime
Et je subis ses sévices
Dans l’intimité,
Il me touche et il s’immisce,
Je suis obligée.

Il malmène son enfant
Pour assouvir sa faim,
Allez hop, c’est en branlant
Qu’il promène ses mains.
Et je ne peux pas crier
Je dois le laisser faire
Bien trop effrayée,
J’endure le calvaire.
Sans éveiller les soupçons,
Une fois qu’c’est fini,
Nous sortons de la maison,
On a l’air uni.

Car sous son air bienfaiteur
Il me manipule
C’est un père violeur,
Sans aucun scrupule.
Il viole sa progéniture,
Ça lui fait du bien,
Et moi, je l’endure
Je suis son pantin.
Mon corps malmené,
Comme une marionnette
Ne peut résister,
Rêve que ça s’arrête.

Il viole sa progéniture
Au gré de ses envies,
C’est sa nourriture,
Un besoin, une manie.
A la barbe des promeneurs
Qui le trouve gentil
C’est un père violeur,
J’éais sa victime.

Depuis, il est mort
Et moi, je revis,
J’ai défait les sorts
Qui me liaient à lui.
Il a fallu longtemps
Pour soigner les séquelles,
Guérir les maux restants
De ce père trop cruel.

J’envoie de l’espoir
Aux victimes déprimées,
Continuez d’y croire
Ça vaut l’coup de lutter,
Pour un jour se relever,
Plein de force et d’envie
Etre libre d’exister,
Pouvoir jouir de la vie !
Posted on vendredi 19 février 2010 à 11:57 in Poème
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Des mots pour dire des maux Des bulles pour s'en protéger Pour que l'inceste ne soit plus tabou Pour lutter contre l' inceste
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