(2008) Les Voix De l'Enfant : Parle, Hugo, Parle.
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Né d'un pari entre La Voix De l'Enfant et le chanteur Mathieu Johann (découvert à la Star Ac' 4 par le public), ce premier single enregistré au profit de l'association va enfin voir le jour. Vingt-sept artistes ont répondu à l'appel de Mathieu et se sont mobilisés pour chanter l'enfance bafouée et violée. Écrite par Marie-Florence Gros, composée par Nicolas Auvray et Mathieu Johann, cette chanson raconte le calvaire d'un petit Hugo, victime innocente d'un prédateur fou. Enregistrée aux Studios Davout à Paris, sous la houlette de Michel Coeuriot (Souchon, Voulzy...), cette presque trentaine d'artistes s'est prêtée au "jeu" et a donné de la voix pour la bonne cause. Plus gros projet caritatif après "Les enfoirés", Les Voix De l'Enfant ont aujourd'hui besoin de votre soutien.
Participation :
Mathieu Johann, Jenifer, Faudel, Cali, Sylvie Vartan, Tété, Lââm, Michel Fugain, Leslie, Michael Jones, Nâdiya, Johnny hallyday, Anne-Laure Girbal, Patrick Fiori, Michel Jonasz, Claire Keim, Victoria (Roi Soleil), Michel Delpech, Nicolas Peyrac, Ophélie Winter, Emmanuel Moire, Julie Zenatti, Francis Lalanne, Myriam.
Mon commentaire :
Un grand merci à toutes ces personnes publiques qui participent à la prévention et la lutte contre l'inceste et la pédophilie. Pourvu que le message passe auprès d'un très grand nombre de personnes et qu'il aide les victimes à parler. Merci pour cette excellente initiative qui nous rend moins seul.
La vie peut être belle
Eh, oui, même pour nous, les victimes.
Un jour, on se surprend à sourire
Un autre, on se sent un peu fier…
Et ce n’est qu’un début…
Un jour, on peut renaître de nos souffrances
Se sentir plus fort des épreuves endurées.
On se rend compte qu’on a grandi,
Qu’on n’est plus l’enfant blessé et traumatisé.
Bien sûr on ne l’oublie pas, il reste là,
C’est à nous d’en prendre soin maintenant
Puisque personne ne l’a jamais fait
Mais on est les mieux placés pour le faire
Car on sait bien ce qu’il a traversé.
Oh, tout n’est pas encore réglé,
Il y a encore quelques séquelles qui traînent
Mais leur poids est dérisoire
Comparé aux horreurs passées
Alors même celles la finiront par s’effacer.
Ah oui, il faut du temps,
De nombreuses tempêtes à traverser
Nos démons à affronter.
Mais qu’importe le nombre de fois où on est tombé,
On est encore en vie…
Et puis, un jour, on vit.
On vit pour soi,
Et pour l’enfant qu’on a été.
Tant qu’il y a de la vie,
Il y a de l’espoir.
C’est un peu facile comme phrase
Mais c’est peut être un premier pas,
Une phrase à se répéter dans les moments les plus durs.
Malgré ce que je vis, je suis en vie
J’ai donc le droit d’espérer, je peux me l’autoriser.
Et puis, un jour, l’espoir devient réalité
Rien que pour ça, ça vaut le coup d’essayer
Et de recommencer encore et encore…
Résumé : Marie réussira-t-elle à se soustraire des griffes du sorcier Onette ?
Un conte sur l'inceste pour les victimes, les enfants et tous les parents.
Lire le conte : LaFilleDuSorcier.pdf
Mon ménisque est bientôt réparé,
Mon ligament antérieur reste déchiré.
Mon corps a toujours parlé plus que ma tête
Et c’est encore lui qui, aujourd’hui, m’apprend à regarder.
Antérieur, avant, passé…
Je sais pas si je veux l’opérer,
Après tout c’est ma vérité,
Ce passé déchiré fait partie de mon histoire,
J’n’ai pas envie de l’enlever de ma mémoire.
Et surtout, j’préfère consolider les muscles à côté
Tout en sachant c’qui est cassé,
Le ligament postérieur, lui, est entier
Selon moi, me tourner vers lui
Me laissera toutes les chances pour Après.
Une nouvelle blessure :
Ménisque fissuré,
Ligament déchiré,
Encore un coup dur ?
A vrai dire pas tout à fait,
Plutôt un recul qui s’imposait,
Arrêter d’avancer,
Ressentir, regarder :
1er temps : la blessure,
Une douleur intense en un instant.
2ème temps : l’attente,
Une gène s’installe à tout moment.
3ème temps : l’opération,
Faire le choix de se soigner,
Une aide extérieure pour réparer.
4ème temps : la convalescence,
Pénible, la douleur est encore là,
Fatigante, le corps à rééduquer,
Pesante car encore « handicapée ».
5ème temps : la guérison,
La douleur de moins en moins éveillée,
Peu à peu plus de liberté pour avancer.
6ème temps : l’acceptation,
La blessure n’est plus gênante,
Elle fait partie de mon passé,
Je n’oublie pas ce que j’ai traversé,
Je reste vigilante,
Mais je m’en suis sortie
J’avance dans ma vie.
Où je veux en venir ?
En effet, ce que je raconte
A à la fois tout et rien à voir
Avec ce que l’inceste m’a fait endurer.
Rien de comparable,
La souffrance est bien moins forte,
L’inhumanité n’est pas présente,
Le temps de chaque étape est bien plus court,
L’opération ne se fait qu’en une fois.
Alors que l’inceste nécessite de nombreuses interventions,
Des hauts, des bas, des rechutes, des remontées…
Mais cette nouvelle blessure
N’est sûrement pas un coup dur ;
Elle me permet de regarder
Tout le chemin que j’ai déjà fait.
Je crois en être au 5ème temps
Même si ça reste fragile et chancelant.
Surtout j’aperçois le 6ème temps :
Convaincue qu’il peut exister
Et qu’à force d’avancées,
Il est presque à ma portée…